Denak gira bakegileak !
Non au sabotage du processus de paix !  Mr Macron : ne faites pas bégayer l’Histoire!

Non au sabotage du processus de paix ! Mr Macron : ne faites pas bégayer l’Histoire!

Ce mardi 23 juin, le tribunal correctionnel de Paris, nous a renvoyés à un procès d’un autre temps. Balayant toutes les démarches et les avancées impulsées par la société basque, les juges du Tribunal correctionnel de Paris, se ralliant à la position du PNAT(Parquet National Antiterroriste), ont décidé d’incarcéré Mikel Barrios.

Ce jeudi 25 juin, lors de l’audience en appel de la demande conditionnelle de Jakes Esnal, la tenue des débats et des positionnements des juges, parquet générale et présent pour la première fois l’avocat des partie civiles se sont dressés en rempart face à la libération conditionnelle de Jakes Esnal, agé de 69 ans et qui a accompli plus de 30ans de prison. Ils rendront leur décision le 24 septembre prochain. Nous exigeons que la libération conditionnelle de Jakes soit acceptée !!

Malgré les mobilisations importantes (10000 personnes dont de nombreux élus ce 11 janvier à Bayonne) et les multiplications des soutiens internationaux, hexagonaux et du Pays Basque, le changement de logiciel ne s’opère pas. Au contraire, le regard punitif et vengeresse a pris le dessus sur la raison et l’accompagnement souhaité dans cette construction du vivre-ensemble et des mécanismes nécessaires que la société basque a besoin, pour reconnaître l’ensemble des souffrances, et accompagner toutes les victimes.

Nous étions ce lundi, Jean-René Etchegaray, Frédérique Espagnac, Max Brisson, Michel Berhocoirigoin, et Anaiz Funosas, au nom de la délégation du Pays Basque*, à Paris au ministère de la Justice, chaque personne de la délégation s’est exprimée, au-delà du chemin réalisé depuis près de 3 ans, pour alerter sur l’impasse dans laquelle se trouve le processus :

– L’attitude inacceptable du parquet par rapport à toutes les décisions des juges, attitude qui met en danger le processus de paix de façon extrêmement grave.

– La situation des trois prisonniers qui sont au-delà de 30 années de prison et qui, aujourd’hui, auraient été libres s’ils avaient été jugés en Espagne pour les faits commis en Espagne.

– La délégation s’est exprimée avec force et clarté sur la nécessité de dépasser le blocage actuel, car la crédibilité même du processus est en jeu. Le ton a été ferme et grave.

Nous avons senti une écoute attentive de la part de nos interlocuteurs sans avoir, en retour, eu de paroles qui indiqueraient un changement de cap dans la politique pénale concernant les prisonniers basques. Cette réunion était nécessaire. Rapidement, nous serons en mesure d’apprécier si elle aura été utile.

En marge de l’affaire Fillon, la Garde des Sceaux, ce mercredi matin déclarait sur France2 : « Dans notre système français, c’est un système hiérarchisé pour les procureurs. Pourquoi? Tout simplement parce que le gouvernement détermine la politique de la nation donc la politique pénale. C’est moi qui détermine la politique pénale sous l’autorité du Premier ministre, nous sommes responsables politiquement devant le parlement, et donc je peux donner des instructions générales aux procureurs généraux qui ensuite les répercutent. »

Pourquoi cela ne se fait pas dans le cadre du traitement des affaires basques? Pourquoi n’y a-t-il pas une instruction générale pour prendre acte que la situation a changé au Pays Basque ? Qu’un processus de paix est engagé et doit être encouragé ?

Ne serait-il pas le réel moyen d’accompagner aujourd’hui le processus de paix enclenché depuis octobre 2011?

Il semble maintenant évident que nous sommes à la fin d’un cycle. Pour que le processus engagé aille jusqu’à son terme, il nous faudra engager une nouvelle stratégie, non pas pour rebrousser chemin, mais casser le mur qui entrave ce chemin.

Ensemble, dans le respect de la pluralité et de la complémentarité, nous affronterons ce défi : nous n’avons pas d’autre choix.

Nous appelons à nouveau la société basque à se mobiliser ce samedi 27 juin à Saint-Jean de Luz.

*Pour rappel voici la composition de la délégation : JEAN-RENÉ ETCHEGARAY, Président de la Communauté d’Agglomération Pays Basque et Maire de Bayonne (UDI) . VINCENT BRU, Député de la 6ème circonscription des Pyrénées-Atlantiques (Majorité Présidentielle). FRÉDÉRIQUE ESPAGNAC, Sénatrice et Conseillère Régionale de Nouvelle Aquitaine (PS). MAX BRISSON, Sénateur des Pyrénées-Atlantiques et Conseiller Départemental du canton de Biarritz (LR). EMILIE DUTOYA, Conseillère Régionale de Nouvelle Aquitaine (PS). ALICE LEICIAGUEÇAHAR, Conseillère Régionale de Nouvelle Aquitaine (EELV). MICHEL VEUNAC, Vice-président la Communauté d’Agglomération Pays Basque, Conseiller régional de Nouvelle Aquitaine et Maire de Biarritz (Modem). KOTTE ECENARRO, Premier Vice-Président de la Communauté d’Agglomération Pays Basque, Maire d’Hendaye et Conseiller Départemental du canton Hendaye Côte Basque Sud (PS). ALAIN IRIART, Vice-Président de la Communauté d’Agglomération Pays Basque et Maire de Saint-Pierre d’Irube (EHBAI). LUCIEN BETBEDER, Président du Biltzar des Maires du Pays Basque et Maire de Mendionde . MICHEL TUBIANA, Président d’Honneur de La LDH France et Artisan de la paix. ANAIZ FUNOSAS, Présidente du mouvement civil Bake Bidea. MICHEL BERHOCOIRIGOIN, Artisan de la paix. JEAN-NOËL «TXETX» ETCHEVERRY, Artisan de la paix.