Denak gira bakegileak !
Le 11 janvier nous serons nombreux.ses, avec un makila  pour exprimer notre colère, notre détermination et notre ambition.

Le 11 janvier nous serons nombreux.ses, avec un makila pour exprimer notre colère, notre détermination et notre ambition.

Nous étions déjà là, des milliers, l’année dernière pour faire débloquer une situation qui s’enlisait. La forte mobilisation avait permis la reprise du dialogue, et des pas importants ont pu être réalisés tout au long de l’année 2019. Avec le rapprochement des prisonniers et la levée des statuts DPS, nous sommes quasiment au bout de la première phase, celle de la fin des mesures d’exception.

Encore loin du but

Si les juges d’application des peines commencent à intégrer le nouveau contexte politique du Pays Basque, et à répondre favorablement aux demandes de libération conditionnelle comme pour Xixtor Haramboure, Lorentxa Beyrie, ou Ibon Fernandez, le parquet, qui est sous la responsabilité du gouvernement, fait systématiquement appel considérant que rien n’a changé… C’est une insulte à l’engagement citoyen et  l’intelligence collective du Pays Basque!

La colére

Nous serons à Bayonne pour manifester notre colère face à l’attitude  du parquet, et pour exiger du gouvernement un changement de position à ce niveau. La volonté de paix d’un territoire – et les actes qui traduisent cette volonté – doivent l’emporter sur l’esprit de vengeance et la tentation de rester enlisé dans le passé !

Une nouvelle étape

Une nouvelle étape doit s’ouvrir. Ce qui a reste à faire ne doit pas occulter le chemin parcouru, nous le valorisons pleinement. Mais ce qui a été réalisé ne doit pas non plus occulter le chemin qui reste à parcourir. Il n’y a pas de processus de paix durable avec des prisonniers en prison! Tous les mécanismes de résolution de conflit à travers le monde ont permis la libération des prisonniers par la mise en place de procédures innovantes. C’est dans ce sens qu’une forme de justice transitionnelle doit se mettre en place pour le Pays Basque, qui veillera à garantir le droit de toutes les victimes à la justice, à la vérité, aux réparations et aux garanties de non-répétition.

Nous serons à Bayonne pour enclencher cette seconde phase qui offrira à tous les prisonnier.e.s une perspective autre que la prison. l’engagement de la société basque ne faiblira pas tant que le processus n’ira pas jusqu’à son terme, jusqu’à ce terme !

Emmanuel Macron

Le Président Macron a déclaré lors de son passage à Biarritz en mai 2019 « Le Pays Basque est pour moi un exemple de résolution de conflit et de sortie des armes. (…). Le devoir de l’Etat est d’accompagner le mouvement. Nous ne devons pas faire bégayer l’Histoire, il faut l’accompagner ». Les belles paroles n’engagent pas que ceux qui y croient, elles engagent aussi et d’abord ceux qui les ont prononcées !

Nous serons à Bayonne pour dire : «hitza hitz ! ne faisons pas bégayer l’histoire ! » nous ne lâcherons rien jusqu’à ce que ces belles paroles deviennent réalité !

Bayonne – Bilbo

Le 11 janvier, nous exprimerons la même colère, la même détermination, la même ambition à Bayonne et à Bilbo : Nous souffrons des conséquences du même conflit.  Nous voulons alimenter le même processus de paix. Nous voulons nous adresser de la même manière à Paris et à Madrid.

Dans la diversité la plus large, animés par la recherche d’une paix juste et durable, convaincus que la cause des prisonnier.e.s ne signifie pas porter atteinte aux victimes, nous serons à Bayonne pour relancer l’espace de discussion avec Paris. avec ténacité et espoir, nous rappellerons au Président que les belles paroles exigent des actes.

NE FAISONS PAS BEGAYER L’HISTOIRE ! ORAIN PRESOAK !