Denak gira bakegileak !
Accomplir sa condamnation jusqu’à la mort? Libérez Jakes Esnal!

Accomplir sa condamnation jusqu’à la mort? Libérez Jakes Esnal!

Le 25 juin, aura lieu l’audience en appel de la seconde demande de libération conditionnelle sollicitée par Jakes Esnal. Le tribunal de l’application des peines avait en première instance, accepté cette libération conditionnelle, mais une fois de plus, le Parquet National Antiterroriste a fait immédiatement appel à la décision.

Aujourd’hui une question se pose : les prisonnier.e.s basques doivent-ils accomplir leur condamnation jusqu’à la mort ? Nous disons non ! 30 ans ça suffit, libérez Jakes !

Le samedi 27 juin à 11 heures du matin, nous organisons une chaîne humaine sur le pont Charles de Gaulle entre Saint-Jean-de-Luz et Ciboure, puis nous nous rendrons place Louis XIV pour une prise de parole.

Jakes ESNAL, luzien de 69 ans, est actuellement incarcéré dans une prison de l’île de Ré. Membre de l’organisation ETA, il avait été condamné en France, à la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d’une période de sûreté, de 18 ans. Jakes Esnal avait été arrêté en 1990 avec Ion Parot, Xistor Haramboure et Unai Parot, en Pays Basque nord. Leur compagnon Unai Parot, fut arrêté en en Espagne où il est emprisonné. Il faut souligner que si les trois premiers avaient été jugés en Espagne, comme c’est le cas d’Unai Parot, ils auraient été condamnés à une peine dont la durée ne pouvait dépasser les 30 ans. Ils seraient aujourd’hui libres parmi nous. Condamnés par la Justice française, ils n’ont aujourd’hui, aucune date de libération en perspective.

Jakes Esnal remplit depuis 2008, les conditions requises lui permettant de demander sa liberté conditionnelle. Après que la justice française ait refusé sa première demande en 2016, il a donc formulé une seconde demande. Au mois d’avril dernier, Jakes Esnal a entamé sa 31ème année de prison, comme Xistor Haramboure, Ion et Unai Parot. Jusqu’à présent, leurs demandes de libération conditionnelle ont été automatiquement refusées en appel. Cela, sans que les magistrats aient pris en compte la demande exprimée par la majorité de la société civile basque qui s’est engagée dans un processus de paix, en assumant toutes ses responsabilités.